En effet, jusqu'à la fin du 20è siècle, l'idée prédominante était que le pouvoir soit exercé par ceux qui prenaient des risques en capitaux. Or dans les sociétés cotées, ceux qui dirigent ne détiennent qu'une très faible partie du capital social. Le lien entre le pouvoir décisionnel et le risque capitalistique est rompu. Le paradoxe que révèle la crise est la prise d'intérêts considérables (bonus, part variable, prime, stock options) par des dirigeants responsables de résultats catastrophiques, alors que les investisseurs cumulent des pertes. Comment un actionnaire peut-il accepter de voir ses valeurs fondre en Bourse pendant que ceux qui en portent la responsabilité continuent à se rémunérer grassement ? Par conséquence, la question centrale du droit des sociétés aujourd'hui consiste à distribuer et équilibrer les pouvoirs, et, d'assurer la transparence dans les grandes entreprises. Toute organisation qui consiste à établir un manager-monarque (non responsable sur ses deniers personnels) est dangereuse par nature. Il faut sortir des systèmes ou l'administrateur au sein d'un conseil est avant tout l'homme du Président