La crise pose le problème du contrôle et de l’équilibre des pouvoirs
Par Joël Guerriau le mardi, avril 21 2009, 17:43 - Actualité - Lien permanent
La crise trouve sa source dans la construction de produits toxiques imaginés par le système financier américain. Pour autant, il serait simpliste de réduire le débat à l'existence d'une ligne de partage entre, d'un côté, des dirigeants américains cupides, et, dans certains cas, malhonnêtes, et de l'autre, des responsables français malchanceux, au pire mégalomanes. D'autant plus que la crise financière s'est très vite transformée en crise de confiance sur les marchés qui révèlent les insuffisances de nos gouvernances.
En effet, jusqu'à la fin du 20è siècle, l'idée prédominante était que le pouvoir soit exercé par ceux qui prenaient des risques en capitaux. Or dans les sociétés cotées, ceux qui dirigent ne détiennent qu'une très faible partie du capital social. Le lien entre le pouvoir décisionnel et le risque capitalistique est rompu. Le paradoxe que révèle la crise est la prise d'intérêts considérables (bonus, part variable, prime, stock options) par des dirigeants responsables de résultats catastrophiques, alors que les investisseurs cumulent des pertes. Comment un actionnaire peut-il accepter de voir ses valeurs fondre en Bourse pendant que ceux qui en portent la responsabilité continuent à se rémunérer grassement ? Par conséquence, la question centrale du droit des sociétés aujourd'hui consiste à distribuer et équilibrer les pouvoirs, et, d'assurer la transparence dans les grandes entreprises. Toute organisation qui consiste à établir un manager-monarque (non responsable sur ses deniers personnels) est dangereuse par nature. Il faut sortir des systèmes ou l'administrateur au sein d'un conseil est avant tout l'homme du Président
Commentaires
Monsieur le Maire,
Je souscris en grande partie à votre analyse des conséquences graves pour nos sociétés du décrochage à la fin du XIX° siècle entre le capitalisme disons familial et le capitalisme managerial qui a atteint son apogée à la fin du XX°s.
Vous me permettrez de penser que cette dérive a particulièremennt atteint aussi le mode de production et de promotion de l'automobile . La General Motors a été présentée comme le modèle du management americain ("Tout ce qui est bon pour GM est bon pour les USA"). Les gouvernements américains et canadiens viennent de nationaliser cette entité.
C'est donc avec quelques interrogations que j'ai découvert votre signature au bas de la tribune du groupe d'opposition du Conseil général de la Loire Atantique en faveur d'un nouveau pont traversant l'estuaire de la Loire. Je me permets de vous conseiller de lire la réponse à cette analyse de l'association dont je suis le secrétaire et de la communiquer à vos collègues
www.fnaut-paysdelaloire.o... .
Le surinvestissement routier, facteur important de l'étalement urbain ,désagrège les solidarités territoriales sans parler des finances publiques. D'autres équipements publics plus créateurs de lien social et culturel (transport public, collèges!) finissent par en souffrir.
Certes votre groupe ,pour des raisons structurelles voit les élus ruraux (et du Pays de Retz!) majoritaires. Je pense toutefois qu'il ne serait pas inutile d'y transmettre d'autres points de vue disons "métropolitains" qui ne manquent pas en ce moment: interrogations sur les choix et le suivi du PDU de Nantes, tarification SEMITAN (dont les hausses se répercutent sur ceux du réseau Lila sans que l'on se précipite pour mieux coordonner,accélérer la vitesse des autocars départementaux dans Nantes...) sans oublier notre ligne 29-39 qui sera améliorée ...vers 2014 alors que les véhicules sont freinés à Gréneraie, dans la traversée du bourg, sur la très inconfortable avenue Général De Gaulle.
Je ne manquerais pas de m'entretenir avec vous de ces problèmes dans un autre courrier.